journées européennes du Patrimoine 2018

Du 15/09/2018 au 16/09/2018

Journées européennes du Patrimoine 2018

Lieu

Tremblay-en-France

Adresse

Vieux-Pays de Tremblay-en-France

Accès

RER B, gare du Vert-Galant, puis T-bus

                 Samedi 15 septembre 2018                            

- 14 heures 30 : visite guidée La Grange aux Dîmes, la châtellenie de Tremblay au Moyen-âge, la ferme du château, les vestiges du mur d’enceinte, rue des Fossés.

- 15 h 15 : l’église Saint-Médard du XVIe siècle à nos jours.

 

                 Dimanche 16 septembre 2018                        

- 14 heures 30 : l’église Saint-Médard : l’architecture du gothique de la Renaissance, l’art du vitrail au XIXe siècle.

- 15 h 15 : La Grange aux Dîmes, histoire et architecture. Les vestiges du mur d’enceinte, rue des Fossés.

 

 

                                                     Le coeur historique de Tremblay

                                        l'église St-Médard avec la Grange-aux-Dîmes, à sa droite

 

 

 

                EGLISE SAINT-MEDARD, VOÛTES DU VAISSEAU CENTRAL, 9e  travée,

                                                                       cliché SEHT mai 1998

 

Classée Monument Historique par arrêté du 12 avril 1939, l’église Saint-Médard comporte deux parties. La partie orientale date du XVIe siècle. Elle est composée de l’abside, des quatre dernières travées du vaisseau central et des bas-côtés. Le chœur se termine par un chevet plat percé d’une grande baie a meneaux flamboyants.

Les croisées d'ogives sont du type "en étoile". Elles ont des clés pendantes sculptées, typiques de la période Renaissance. Par l'intermédiaire de pilastres a chapiteaux sculptés, elles reposent sur de grandes arcades, en arc brisé.

Signalons l’ornementation des voûtes de la 9e travée du vaisseau central. On y lit le H de Henri II, sommé d’un croissant, un écu surmonté d’une couronne ; deux D, puis trois croissants entrelacés évoquant Diane de Poitiers.

 

       

           L'art du verre au XIXe siècle : la grande verrière du choeur , cliché SEHT

 

Méprisé parce que méconnu, le vitrail du XIXe siècle a longtemps été considéré, par bien des historiens d’art, comme une production quasi-industrielle ayant pour objet la diffusion de l’iconographie sulpicienne. Davantage étudié depuis une trentaine d’années, il connaît aujourd’hui une lente réévaluation, liée aux deux principaux pôles d’intérêt qu’il suscite : son iconographie et ses auteurs. Sur ces deux points les verrières de Saint-Médard présentent un grand intérêt par la cohérence de leur programme iconographique et par l’origine unique de leur concepteur, l’atelier Lusson.

 

Datée de 1862, la grande verrière du chevet, d’une superficie de l5 m2, est probablement le chef d’œuvre d’Antoine Lusson fils. Elle est composée de quatre  tableaux.

 

Les deux du bas représentent des épisodes de l’ancien testament. Celui de la partie nord (gauche du cliché) représente l’offrande d’Abram à Melkisedek. Après sa victoire contre Chodorlahomor roi des élamites, le futur Abraham offre à Melkisedek la dîme du butin. En retour, Melkisedek offre à Dieu un sacrifice de pain et de vin. Ce tableau annonce celui de la partie supérieure du vitrail, consacrée à la Cène.

Le tableau de la partie sud (droite du cliché) représente le sacrifice d’Abraham, épisode qui annonce la Passion du Christ qui occupe la partie haute du vitrail.

 

     

                   La Grange aux Dîmes de Tremblay-en-France, cliché SEHT

 

            La Grane-aux-Dîmes de Tremblay-en-France : la charpente, cliché SEHT

 

 

Du IXe siècle à la Révolution, la terre de Tremblay appartient à l’abbaye de Saint-Denis. Elle lui a été donnée par l’empereur Louis Le Pieux, fils de Charlemagne et Hildegarde. La première mention d’une Grange-aux-Dîmes est faite trois siècles plus tard par Suger, abbé de Saint-Denis, de 1122 à 1151.

Détruite en janvier 1420, par les Anglos-Bourguignons, la Grange-aux-Dîmes a été le premier bâtiment reconstruit après la Guerre de Cent ans. La pénurie de matériaux qui sévit, dans la période de reconstruction qui a suivi la guerre de Cent ans, explique que sa charpente, datée du XIIe siècle, provienne d’un édifice antérieur. C’est la spécificité rare de cette charpente qui a justifié l’inscription à l’inventaire des Monuments Historiques de la Grange aux Dîmes de Tremblay-en-France.

 

 

                   Vestiges du mur d'enceinte du XIIe siècle, rue des Fossés, cliché SEHT

 

                              CURIAM AUTEM ANTIQUAM MURO CINXIMUS

                             (nous avons fait entourer du murs l'ancien château)

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