Implantation des lieux du culte - Pierre Lhande

Implantation des lieux du culte, d'après Pierre Lhande, Le Dieu qui bouge

Paris, Librairie Plon, 1930 - numérisation SEHT

 

Pour compléter l'histoire de l'urbanisation de Tremblay-lès-Gonesse et des lotissements environnants nous publions une numérisation de l'enquête du père Pierre Lhande, publiée en 1930.

 

 

C’est à l’est de Bobigny, du canal de l’Ourcq à la Marne, que s’étend l’immense région des lotissements noirs : Villepinte, Vert-Galant, Aulnay-sous-Bois, Tremblay-lès-Gonesse, Mitry, Villeparisis, Thérèseville, Sevran-Livry, Gagny, Chenevières. Ces agglomérations en sont, pour la plupart, au premier stade de l’urbanisation. Elles se composent d’habitations précaires, en planches ou moellons, bâties à la diable, au milieu des terres, des taillis ou des bois récemment défrichés. Les routes, assez larges du reste, sont simplement tracées à travers les terres bouleversées et se changent pendant l’hiver, en fondrières impraticables. Nous avons déjà signalé dans ces parages la fondation originale du curé-cordonnier de Villepinte, l’abbé Guillet. Le brave abbé est en train de passer triomphalement  à l’histoire. Les journalistes ont déniché sa baraque de quatre mètres sur dix. L’Écho de Paris lui a consacré plusieurs articles et lui a même procuré quelques sous. Il a pu « toucher » suivant son expression, un nouvel autel en ciment armé et deux statues du curé d’Ars et de Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus, qu’il a roulées bravement dans sa brouette, de la gare du Vert-Galant à sa belle cathédrale. Mais voici que l’extension des lotissements vers le Bois-Saint-Denis a décentré son pittoresque oratoire. Il va falloir bâtir plus loin. Conclusion, d’après une de ses lettres : « …Donc et en conséquence de quoi, ce sont les fonds qui manquent le plus.

 

L’une des œuvres d’assistance les plus intéressantes que nous rencontrons ici est l’asile des jeunes filles tuberculeuses de Villepinte, tenu par les religieuses de Marie-Auxiliatrice. Deux grands hospices abritent environ cinq cents malades. Nous avons visité récemment ce poignant musée de la jeunesse enrayée dans son épanouissement. Cette visite était un double devoir pour l’ami de la banlieue et pour le prédicateur de T.S.F, puisqu’un grand nombre de ces jeunes-filles écoutaient, chaque dimanche, sa causerie religieuse et avaient pris la peine de lui faire savoir le réconfort qu’elles y puisaient. La grande salle ou se dresse le haut-parleur dominical fut l’objet de notre première attention. Une centaine de jeunes filles de seize à vingt ans s’y trouvaient réunies : les unes étendues sur des lits de camp, les autres assises autour des tables et travaillant à des ouvrages de couture ou de broderie. Le radio-prédicateur trouva dans ce petit cénacle l’accueil enthousiaste que l’on devine. On ne le connaissait point, mais le premier son de sa voix, à son entrée, le fit aussitôt reconnaître. On lui rappela en foule les souvenirs les plus émouvants de son ministère invisible : la longue veillée du Vendredi Saint pour écouter le sermon des Sept Paroles, puis la prière faite à genoux, en union avec lui, au pied de la Croix où le Christ vient d’expirer. On évoqua les passages des causeries les plus adaptées à cet auditoire de petites malades : telles l’Obole de la Veuve et les Pauvres d’amour.

 

- Et vous savez, mon Père, ajouta la bonne supérieure, les enfants applaudissent le haut- parleur aux plus beaux endroits !

On gronda un peu les mutines de leur enthousiasme, en leur disant que si le haut-parleur &tait éloquent, lorsqu’il parlait d’elles, il n’y avait personnellement aucun mérite puisque son éloquence venait, non pas de lui, mais d’elles-mêmes : les vaillantes, les résignées, les joyeuses !... Et en effet, la joie, même l’exubérance, semblaient régnier dans toute cette première salle. Il y avait là de charmantes jeunes filles aux yeux clairs, au visage coloré qui ne présentaient aucun aspect inquiétant :

- Vous ? Vous êtes malade, ma petite ? Eh bien ! Vous savez, pour nous le faire croire, il faudra coller sur votre front une petite étiquette disant « je suis malade ! »

Hélas ! Ailleurs, presque partout ailleurs, chez les « bacillaires », chez les « contagieuses », chez les « mourantes », surtout, pas besoin d’étiquettes ! Le symptôme du mal est partout : dans ces pommettes saillantes et trop rouges, dans ces regards dévorés de fièvre. On essaye bien de plaisanter ; on regarde, au pied des lits, la « feuille de température » où des hauts et des bas échevelés tracent  un graphique tourmenté. On dit bien, en riant, par allusion à ces jambages incohérents : « Vous savez, mon enfant, le fox-trot est défendu chez les bonnes sœurs ! » Mais on se sent le cœur serré devant ces symptômes de mort sur des physionomies encore toute jeunes. IL y a là des visages livides dont la pâleur d’ivoire ne se détache même pas de la blancheur de l’oreiller. Il y a des enfants couchées sur le côté, en chien de fusil, parce que l’autre côté est trop douloureux. On entend des toux creuses et déchirantes. Dans un coin, une nouvelle venue, arrivée tout à l’heure de province, pleure parmi ses paquets de hardes, encore ficelés, au pied du lit. Et cependant, il y a dans l’atmosphère et sur la plupart des figures on ne sait qu’elle expression d’indicible paix. On songe, malgré soi, à ce qu’auraient été  ces existences et ces agonies sur le tas de chiffons de la hutte de bois ou sur le matelas du gourbi, dans ces immenses lotissements ! Ici, tout est propre, tout est blanc, tout est reposé. Nous sommes à la ville de la Fête-Dieu. Les « valides » préparent, dans chaque salle, un petit reposoir fleuri, accrochant au plafond des guirlandes de papier rose ou bleu. Demain, escorté parle toutes petites qui effeuilleront leur corbeilles de roses, Jésus passera entre ces files de lits où se renouvelle sa Passion. El l’approche de la fête met un sourire sur les lèvres bleuâtres et desséchées… Dans une chambre il y a une agonisante qui « passera » dans la nuit, et qui, en recevant sa médaille, sourit, nous donnant ainsi, sans doute, son dernier sourire, peut-être l’unique sourire de son existence douloureuse !...

 

Dans un grand bâtiment, auquel on accède par  un long « métro », se trouvent les enfants en bas âge, rangées gentiment le long des salles, sous la conduite des religieuses. Il y a les « contagieuses » qui ont des tabliers roses, et les « inoffensives » qui ont des tabliers bleus : les deux couleurs les plus aimables partagées entre le mal à son début et le mal à son progrès ! Nous visitons la buanderie, qui chômant le dimanche, permet aux sœurs et aux jeunes ouvrières d’aller écouter le radio-sermon dans la grande salle. Il y a l’immense cuisine, qui, elle, ne chômant jamais, surtout à midi, retient son personnel au travail. Une sœur à tablier bleu malaxe, avec une énorme louche, un océan de purée de pois dans une impressionnante bassine. La visite s’achève. La Mère supérieure nous dit la piété touchante de « ses enfants ». Un prêtre, un apôtre de la Croisade Eucharistique, passe souvent à l’Asile ; et rien n’est émouvant, paraît-il, comme l’entendre prier à haute voix dans les salles où les malades répondent à ses invocations avec une intense ferveur : « Jamais une plainte, jamais un accent de désespoir, dit la supérieure. Beaucoup de ces enfants ne sortiront plus d’ici que pour être portées au cimetière. Elles le savent ; chaque semaine à ses décès ; et cependant il ne cesse de régner ici une inexprimable paix…  À l’aurore de leur vie, ces enfants se résignent à ne pas vivre, avec une sublime sérénité… »

 

 

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Le Vert-Galant de Vaujours ne le cède guère en pauvreté au Vert-Galant de Villepinte. C’est l’un des plus misérables fiefs de la banlieue parisienne. Mais ici encore, il s’est trouvé un bon prêtre et un très petit lotisseur qui se sont unis pour construire un sanctuaire plus que modeste – il a coûté 4 000 francs ! – dédié à la Semeuse de roses. La chapelle a été inaugurée le 8 janvier 1928. On y dit la messe, le dimanche, et un bon père jésuite de Paris, aidé de quelques dames, tient patronage dans une grange prêtée, qui menace ruine. Une école est en projet, pour laquelle on a reçu un peu d’argent. Mais les pauvres mal-lotis ont été si touchés de voir venir parmi eux la Petite Sœur, qu’ils ont tous signé – communistes en tête – une pétition pour que leur amas de cahutes, noyau d’une cité future, soit appelé Thérèseville. Et cette agglomération de minables cases sera, peut-être, la première ville du monde à laquelle la petite sainte de Lisieux aura donné son nom.

 

 

 

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Thérèseville touche aux immenses villages nègres de Mitry-Mory, Tremblay-lès-Gonesse, Villeparisis. Plus à l’est, s’étendent les lotissements, un peu mieux aménagés, mais d’une densité extraordinaire d’Aulnay-sous-Bois, insuffisamment desservis par deux paroisses.

 

La toute récente agglomération de Mitry-Mory couvre une superficie d’environ deux cents hectares. Elle n’a pas encore eu l’honneur de recevoir une désignation globale et se compose d’une série de parcelles dotées d’appellations que nous nous permettons de juger légèrement optimistes : Cottages merveilleux, Select Cottages, Gai séjour, Mitry-Cottages, etc.  La population de ce secteur se chiffre par environ 4 000 habitants, auxquels il faut rajouter les 3 000 du lotissement du Vieux-Mitry, de la Cité-du-Nord et des Acacias. La distance qui sépare le point extrême de cette région de l’église du village est d’environ 5 kilomètres. Chaque jour, de nombreux trains de banlieue emportent vers Paris et ses faubourgs, ouvriers et ouvrières d’ateliers ou d’usines, femmes de ménage, employés de magasins, fonctionnaires, facteurs des postes, voire des artistes. Dès l’âge de treize ans, les enfants suivent le flot. Dans cette enceinte, toutes les provinces de France et aussi toutes les nations d’Europe sont représentées : des Arméniens, des Belges, des Espagnols, des Italiens, des Polonais, des Suisses, des Tchécoslovaques, des Yougoslaves, des Turcs, des Russes. Au point de vue religieux, le lotissement est encore à l’abandon ou presque. Le curé de Mitry y possède une petite baraque où il vient faire le catéchisme. Il compte qu’il célèbre, dans  la proportion d’un sur trois, mariages et enterrements. Les deux tirs des ménages, assure-t-il, sont irréguliers : mariages civils, unions libres, ménages de divorcés. La nécessité de prendre le train tous les jours pour se rendre au travail aide à la dissociation de la famille. Beaucoup d’enfants demeurent tout le jour hors de l’ambiance familiale ; les tout petits sont laissés à la surveillance d’une voisine presque toujours sans autorité. Naturellement, le parti communiste est très agissant, tandis que les autres groupes se dispersent et s’ignorent.

Cahuttes avenue du Vert-Galant (actuelle avenue Colongo), vers 1930

 

C’est là pourtant, dans ce bled spirituel, que nous avons découvert, un dimanche soir, la messagère du Bon Dieu. Au coin du boulevard du Bois-Saint-Denis et de l’avenue Buffon, règne un petit terrain vague, flanqué d’un boqueteau et d’un kiosque mesurant deux mètres de long sur deux mètres de large. Les planches toutes disjointes laissent entrer librement l’air et la pluie. Le toit, complètement à jour, est fait de deux plaques de carton-pâte ondulé. C’est là qu’une jeune fille, professeur de dessin à Paris, vient faire des catéchismes, le dimanche et le jeudi. La pauvre baraque qu’on lui a prêtée, toute encombrée d’outils de jardinage, possède, pour tout meuble, un petit poêle à charbon et une couchette. Mais les murs du minable réduit sont couverts d’images pieuses. Dans l’angle du fond s’érige – si l’on peut dire ! – une petite crèche qui a bien du coûter trente sous. La jeune fille, que nous surprenons après le départ de ses gosses, nous fait avec enthousiasme les honneurs de son palais :

- Si vous saviez comme ils trouvent tout cela beau ! Quand j’ai allumé mes bougies et qu’on chante des cantiques, ils disent : « C’est plus beau qu’à l’église de Mitry ! » Ils sont dans le ravissement perpétuel. On n’a pas encore dit la messe ici, mais on a confessé : voyez mon confessionnal…

Elle tire de dessous le lit de camp un sac de toile renfermant un petit panneau de bois découpé en claire-voie, d’environ 40 centimètres de côté. On suspend l’appareil à deux manches de pioche. Une chaise d’un côté pour le prêtre, un escabeau de l’autre pour les jeunes pénitents et voilà la grille du confessionnal.

- Les gens du pays m’aiment beaucoup, - déclare avec beaucoup de simplicité la dame catéchiste, - ils me prennent,-ajute-t-elle en riant – pour une sainte et m’appellent tour à tour la Sainte Vierge ou la dame de la Sainte Vierge ! Quand ils veulent m’insulter ils m’appellent la Duchesse. Les voisins me gâtent. Dimanche dernier, une brave commère m’a apporté une carcasse de poulet en me disant : « Nous avons tué la Blanche, parce qu’elle picorait chez les voisins ; alors, on vous apporte vote part ». Les petits aussi me sont très attachés et me disent : « Quand on aura une église, mademoiselle, ça ne fait rien, on restera avec vous ! » Ils m’apportent des boulets de charbon dans leurs poches, et vous voyez, j’ai du feu.

- En effet, sur un couvercle de casserole, percé en écumoire, rougissent vaguement quelques grésillons dont la vue doit, sans doute, réchauffer, car leur puissance de calorique ne se fait manifestement pas sentir dans cette cabane glacée.

 

Sur les point les plus rapprochés de l’église, l’abbé parvient encore, vaille que vaille, à attirer quelques enfants : cent cinquante environ sur un petit millier qui va à l’école. Les autres, aux frontières du lotissement, fréquentent ou la baraque du curé ou le kiosque de la « Sainte Vierge » ou une chambre louée par une religieuse missionnaire pour les catéchismes.

Que le bon Dieu ait un jour sa maison vaste et bien centrale dans cet immense désert spirituel : et il n’est pas à douter que ce conglomérat de petits quartiers pauvres ne devienne une bonne cité chrétienne. Nous unissons nos vœux à ceux de Nos Seigneurs les évêques de Versailles et de Meaux pour que ce rêve soit bientôt une réalité.

 

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De son côté, le bon curé de Villeparisis attire sur sa paroisse les bambins qui pullulent en arrière du canal de l’Ourcq. Voici le jugement qu’il portait naguère sur ses nouvelles ouailles dans un rapport à son évêque.

« Ces païens, dit-il, sont très vite attirés vers la religion : sa beauté les captive d’autant plus qu’ils n’ont jamais  rien entendu, rien vu de beau. Parce que très éveillés, parce que très confiants aussi avec les prêtres, ils font de rapides progrès dans la connaissance religieuse, ils apprennent bien leur catéchisme. Ils l’aiment, peut-on dire ; car sans cela ils ne l’apprendraient pas si bien, étant donné qu’à la maison les parents ne s’en inquiètent jamais. Ils aiment les offices de l’église. Il faut voir leurs yeux étonnés et ravis quand ils assistent pour la première fois à la messe, au Salut du Saint-Sacrement. Ils aiment à chanter – disons plutôt à hurler – les cantiques qu’on leur apprend ; c’est eux qui assurent, chaque dimanche et chaque jeudi, les chants des cérémonies. Ils veulent « voir l’autel » et se plaignent de ne pas l’apercevoir du fond de la nef  latérale où je suis obligé de les reléguer, le dimanche matin. Par contre, aux Vêpres ils sont dans les chaises de la grande nef et on observe qu’ils sont là plus attentifs, plus heureux. L’apostolat de ces petits amène peu à peu un changement de mentalité chez les parents, crée la sympathie et le respect de la religion. Assurément, c’est la meilleure part du ministère du prêtre. C’est dans cette partie de son troupeau qu’il trouve le plus de consolation, qu’il essuie le moins de déboires et d’ingratitudes. Par les enfants, peu à peu, on refera le sens religieux des populations ouvrières. Au reste, les familles d’ouvriers, malgré leur prévention contre le prêtre, consentent à laisser venir à nous les enfants. L’enfant sauvera la religion et le prêtre. Aujourd’hui, dans cette zone, il y a le défricheur ; demain, il y aura le moissonneur. Il faut travailler à la sueur de son front, avec l’optimisme des vrais ouvriers de Dieu. D’ailleurs, il y a de bonnes surprises. On est étonné de retrouver, sous un extérieur hirsute ou même gouailleur, un fond religieux qui subsiste, malgré le journal, le cinéma, l’école, l’usine, malgré l’immoralité partout affichée et proclamée. De fait, la mission donnée du 1er au 15 septembre, à la paroisse, fut une révélation de cet esprit religieux qui sommeille dans l’âme du peuple. Pendant quinze jours, l’église se remplit d’ouvriers et d’ouvrières que je n’avais vus qu’aux sépultures. Les plus timides se cachaient derrière la sacristie pour entendre le missionnaire. Évidemment, toute cette foule n’a pas été jusqu’à la Table Sainte, mais sa foi, bien vacillante, s’est réveillée et raffermie. Des malades, qui seraient morts en païens sans le rayonnement de la mission, se sont réconciliés avec Dieu. Des retours se sont produits par la suite. Le Père eut même la sainte audace d’organiser, un jour, une procession au cimetière en faisant réciter le chapelet à haute voix et chanter des cantiques dans la rue, sans que se manifestât, sur le passage, le moindre geste de moquerie. »

 

La situation décrite pas le curé de Villeparisis répond à peu près à celle qu’on observe dans les autres lotissements de Seine-et-Marne ; à Esbly, à Chelles, à Condé-Sainte-Libiaire, à Roissy-en-Brie, à Combs-la-Ville, à Gretz, à Chennevières, etc…(1)

Toute cette grappe d’agglomérations en plein développement constitue un champ immense où devra s’exercer, dans la suite, l’apostolat des nouveaux défricheurs. Dès que la  première vague des pionniers de l’Evangile aura achevé de couvrir les régions proches de la Seine et Seine-et-Oise, une seconde vague, animée d’un grand courage et munie de moyens puissants de réalisation, devra se jeter vers ces points extrêmes de la grande banlieue. S’arrêtera-t-elle là ; ou bien Paris, continuant de refouler plus loin, toujours plus loin, le flot de ces envahisseurs pacifiques, faudra-t-il porter encore plus avant le flambeau de l’Evangile ? C’est ce que nous serons en mesure, sans doute, de préciser dans un temps très prochain.

 

(1) On trouvera des renseignements fort intéressants sur ces lotissements  et plusieurs autres de Seine-et-Oise dans le beau livre de notre ami, M. Emmanuel Van der Elst : le Bon Dieu dans le Bled (Beauchesne éditeur). Rappelons à ce sujet l’ingénieuse initiative de l’évêché de Versailles qui, s’inspirant du titre de cet ouvrage, a lancé un « timbre des lotissements » destiné à être vendu au profit des églises pauvres  de la banlieue. Nous en recommandons l’emploi à nos lecteurs.

 

 

Implantation des lieux du culte en banlieue - carte extraite de Le Christ dans la banlieue Pierre Lhande, Plon 1927



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