Dispositifs de défense mis en place à Tremblay-lès-Gonesse

Septembre 14, organisation défensive de Tremblay-lès-Gonesse et de la lisère nord-est du camp retranché de Paris.

Source : H. Revel, bulletin n° 37, année 2013 - Journal du lieutenant Mercier Album du centenaire revue n° 41 de la SEHT, année 2017.

 

Le mercredi 2 septembre 1914, au matin, les Uhlans  atteignent les hauteurs situées au nord de Louvres. De là, ils aperçoivent la Tour Eiffel. Le même jour, le gouvernement se replie sur Bordeaux, le général Gallieni est chargé de défendre Paris. Les villages situés au nord-est du camp retranché de Paris sont évacués, c’est le cas de Tremblay-lès-Gonesse et Roissy-en-France.

 

En raison du départ des habitants, il n’y a aucun témoignage sur le vécu de nos communes pendant ces jours d’angoisse, générés par l’offensive allemande. Nous n’avons pu recueillir que celui de René Frappart qui a connu dans son enfance la fuite des habitants, lors de l’évacuation du village (Cf. Souvenirs, un enfant de Tremblay-lès-Gonesse pendant la guerre de 1914-1918). En revanche nous avons le témoignage de militaires qui étaient en position dans la région, notamment celui du lieutenant Pierre Mercier, que nous avons publié dans l’album du centenaire de la Première Guerre mondiale, revue n° 41 de la SEHT.

« Roissy-en-France, 28-29-30 août I914.

Pendant le séjour à Roissy-en-France de la 4e Compagnie. Discours du Chef de bataillon Carof. Brave officier mais énervé et méticuleux comme en temps de paix. Nous sommes sans courrier depuis le départ de Lorient. Les habitants de la localité font leurs préparatifs de départ. Les nouvelles qui circulent sont alarmantes. Nous apprenons le désastre de Charleroi. Nous ne désespérons pas et nous croyons tous à une offensive qui sauve Paris. L'installation à la Compagnie est passable. Marche manœuvre dans l'après-midi, direction Le Thillay. Des tranchées sont ébauchées dans les environs. »

 

Le 3 septembre, le général Maunoury, commandant la 6ème Armée, s’efforce de ramener ses troupes sur une ligne Pontoise-Louvres-Dammartin. Son Quartier Général est installé au château d’Écouen, mais il s’apprête à le déplacer au Raincy, lieu plus central pour le déploiement prévu. Dans l’après-midi, son poste de commandement se trouve à Tremblay-lès-Gonesse, au presbytère, qui à cette époque est adossé à la mairie, face à l’église Saint-Médard.

La cure de Tremblay-lès-Gonesse, PC du général Maunoury, le 3 septembre 1914

En 1914, la cure de Tremblay, protégée de hauts murs, est accolée à la mairie, face à l'église Saint-Médard

Aquarelle de l'abbé Stanislas Clerc de Bussy, archives d ela SEHT

 

Pour faire face à une attaque allemande, le commandement a mis en place des appuis d’artillerie cantonnés au fort de Vaujours où est replié le 3e Régiment d’Artillerie. La 47e batterie de cette unité est arrivée à Tremblay-lès-Gonesse le 27 août. Le village est également défendu par une compagnie de fusiliers marins comportant 8 sections de mitrailleuses, servies par des marins provenant des croiseurs de la Manche.

 

La 9e division d’infanterie territoriale est chargée d’organiser les positions défensives en cours d’aménagement au nord du village. Un dépôt de matériel est mis à sa disposition à Tremblay-lès-Gonesse, pour accomplir cette tâche. Des tranchées protégées par des réseaux de fils de fer barbelés sont creusées à la hâte.

 

Télégramme du gouverneur militaire de Paris au Général commandant la 92ème division d’infanterie territoriale au Tremblay-lès-Gonesse. SHD 23N20



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