ROBERT Adolphe, Émile, Georges

ROBERT Adolphe, Émile, Georges, mort pour la France le 1er décembre 1918

 

Alphonse, Emile, Georges ROBERT est né le 21 janvier 1878 à Tremblay, canton de Montfort l’Amaury, département de Seine-et-Oise, selon la fiche matricule de recrutement conservée aux archives des Ardennes. Notons que l’additif à la délibération du Conseil municipal de Tremblay-Lès-Gonesse récapitulant les morts pour la France de la commune le mentionne, dans l’additif à la délibération du 1er octobre 1917, sous le n° 30, au nom de « R0BERT Alphonse, 1er génie, aérostation, tué à Salonique le 1er  décembre 1918 ».

 

Lorsqu‘il est recensé par l’autorité militaire, notre homme habite chez ses parents à La Franceville, dans le canton de Charleville-Mézières. Il a des cheveux châtains, des yeux marron, un visage ovale, un front découvert. Il mesure un mètre soixante-treize. Classé degré d’instruction 3, il possède une solide instruction primaire et exerce la profession de conducteur de machines.

 

Engagé volontaire pour 4 ans, le l9 février 1896, à la mairie de Mézières, pour le 1er régiment du Génie, il arrive au corps le 20 février 1896. Sapeur mineur de 2e classe, il est envoyé dans la disponibilité le 18 décembre l898, certificat de bonne conduite accordé, au titre de l’article 21, chapitre 5. Passé dans la réserve de l’arme active le 19 décembre l900, il est classé non disponible en raison de l’emploi qu’il occupe à la poudrerie de St Ponce, du 25 janvier 1901 au 12 novembre 1901, puis à la poudrerie nationale de Sevran-Livry de février 1901 à mars 1918. Jusqu’en 1918, son emploi le dispense de prendre pan à la guerre. Suite à un litige avec sa hiérarchie, il est remis à la disposition de l’armée, le 20 mars 1918. Il est alors affecté au 18ème groupe d’aérostation, 2ème compagnie de D.C.A. et mis en route à destination de 1’armée d’Orient, le 21 août 1918. I1 décède le 1er décembre 1918 à 1’hôpital temporaire n° 8  à Salonique, victime d’une bronchopneumonie grippale.

1er  régiment du Génie, 1er  groupe d’aérostation, contexte diplomatique et militaire de l’été 1918

Ballons d’observation utilises par les groupes d’aérostation du Génie

Depuis le printemps 1918, le front oriental est tenu, côté bulgare, principalement par 1'armée bulgare, appuyée de quelques unités autrichiennes et allemandes, mais elle est en situation d'infériorité numérique face à une armée d’Orient commandée par Franchet d’Espéray, composée de troupes françaises, anglaises, grecques et serbes.

 

À partir de l’été 1918, l’état-major de 1'armée de Salonique propose une offensive contre les lignes bulgares, malgré les réserves britanniques, qui souhaitent un accord politique avec la Bulgarie, accord qui aboutirait à sa sortie du conflit. C’est dans ce contexte qu’A1phonse, Emile, Georges ROBERT est muté au 1er groupe d’aérostation, le 18 jui1let 1918. Affecté à la 2ème compagnie de DCA, i1 prend la destination de 1’armée d’Orient, le 21 août 1918. Méthodiquement préparée, 1’offensive de 1’armée d’Orient est lancée le 15 septembre 1918. Elle atteindra ses principaux objectifs, avec notamment l’effondrement de l’armée Bulgare.

 

Victime d’une bronchopneumonie grippale contractée en service, Alphonse, Emile, Georges ROBERT décède le 1er  décembre 1918 à 1’hôpital temporaire n° 8 à Salonique. À la fin de la campagne, du 18 au 25 décembre, une partie de 1‘armée d'Orient sera redéployée à Odessa contre les Soviets en Ukraine. Ce n‘est qu’en 1919 qu’elle sera rapatriée et démobilisée.

Soldat du 1er groupe d’aérostation du Génie, en grand uniforme. La manche droite porte une montgolfière, attribut spécial des sapeurs aérostiers, la manche gauche une ancre à un vol de couleur rouge pour les caporaux et hommes de troupe, sur le col, le chiffre l mentionne l’appartenance au 1er groupe d’aérostation.

 



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