RICHOT Louis, Émile

 

RICHOT Louis, Émile, mort pour la France, le 4 septembre 1916

 

Fils de Jean RICHOT et Marie Ernestine DUMESNIL ; Louis, Emile RICHOT est né le 22 janvier 1895 à Tremblay-Lès-Gonesse, où i1 réside chez ses parents. Inscrit sous le n° 140 de la liste du canton de Gonesse, i1 est classé dans la 1ère partie de la liste en 1914, par le Conseil de révision. Il a des cheveux noirs, des yeux marron foncé, un visage  rond, des lèvres minces, un menton saillant. Il mesure un mètre soixante-douze et possède un solide degré d’instruction primaire. Au moment de son incorporation, i1 exerce la profession de terrassier. Incorporé à compter du 19 décembre 1914, il rejoint le 31ème régiment d’infanterie le 21 décembre 1914. Soldat de 2e classe, il passe le 22 janvier 1915 au 6ème régiment de cuirassiers, puis au 77ème régiment d’infanterie, le 15 juillet 1915. I1 est enfin muté au 6ème bataillon de chasseurs alpins, le 11 août 1915. Il est porté disparu le 4 septembre 1916 à la ferme de l’Hôpital (Somme), déclaré décédé le 4 septembre 1916, par jugement déclaratif du tribunal civil de Pontoise en date du 14 décembre 1921

 

Le front de la Somme est une ligne nord-sud qui traverse la Somme entre Amiens et Péronne. Au dessus de Maricourt, le front est tenu par les Britanniques, au dessous, par les VIe et Xe armées françaises. Le front est stable depuis novembre 1914. Une grande offensive franco-britannique est lancée le 1er juillet 1916 : c’est le « big push and big crash ». Les pertes humaines sont énormes. Fin juillet, le front a avancé vers l'est de quelques kilomètres du sud de Thiepval jusqu'au nord de Lihon.

 

Lundi 4 septembre, au nord de la Somme, après une intense préparation d’artillerie, l’infanterie, en liaison avec l’armée britannique, attaque les positions allemandes sur un front de 6 kilomètres, de la région au nord de Maurepas jusqu’à la rivière. Balayant les forces considérables de l’adversaire, les Franco-britanniques s’emparent de tous les objectifs fixés

Le Forest et Cléry-sur-Somme sont pris et 1’offensive arrive aux abords de Combles. Entre Le Forest et Cléry, toutes les positions de l’ennemi sont enlevées. Une contre-attaque allemande à gros effectifs, lancée au sud du Forest, doit refluer en désordre sous le feu de nos batteries, laissant de nombreux morts.

Extrait du Journal de Marche et des Opérations du 66ème BCA

 

4 septembre Le 6ème bataillon, relève le 229ème aux tranchées de Mossoul et dans les tranchées du bois de Riez. Aux tranchées de Mossoul, 3 compagnies et une de mitrailleuses sous le commandement du capitaine Barthélemy. Au bois des Riez, 2 compagnies et une de mitrailleuses, un peloton de 37, des éléments combattants de la Section Hors Rang

Le 2ème échelon est bombardé toute la matinée : 5 tués 15 blessés, le capitaine commandant la 2ème compagnie de mitrailleuses tué, une pièce de canon de 37 est volatilisée.

13 heures. Nous recevons l’ordre d’attaquer à 14 heures. Objectif successif voir ordre/opérationnel pour la journée du 4 septembre. Quelques minutes avant l’attaque, une section de mitrailleuses, échappant à la surveillance du commandant de la 16ème ligne, ouvre le feu sur des travailleurs à 1’est de la ferme de 1’H6pital. Résultat : bombardement de l’aile gauche des tranchées de Mossoul. Pertes : 1 section de mitrailleuses

14 heures. L’attaque se déclenche, le bataillon d’attaque sort des tranchées, se forme dans un ordre parfait et s’avance avec un entrain admirable (c’est une surprise pour l’adversaire). Le bataillon de renfort a serré et pris sa formation en arrière de la tranchée de Mossoul. L’attaque progresse au pas de charge, atteint son dernier objectif : crête des observatoires en 18 minutes.

À 14 heures, au moment du déclanchement de 1’attaque, des mitrailleuses se sont révélées sur les pentes S.E. de la ferme de L’Hôpital. La pièce de 37 mise en batterie sur cet objectif est enrayée, suite de l’accrochage du matin

14 heures10 de nouvelles mitrailleuses se révèlent dans la même région et obligent une partie de notre gauche (capitaine Sauvajon) à stopper, faire face dans cette direction pour neutraliser ces mitrailleuses.

Une partie du bataillon de renfort (5ème compagnie) reste accrochée à l’élément Sauvajon.

 

 



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