REYNIER Jean, Marie

 

REYNIER Jean, Marie mort pour la France, le 28 septembre 1918

 

Fils de Pierre REYNIER et de Marie, Philomène CHORON ; Jean, Marie REYNIER est né le 27 novembre 1884 au Valfleury, canton de Saint-Chamond, département de la Loire où réside sa famille. Après son service militaire, il exerce la profession de cuisinier, à Tremb1ay-les-Gonesse, au service de la famille Toutain de Bussy, chez laquelle i1 est domicilié, lorsqu’i1 est rappelé sous les drapeaux, en 1914.

Il a des cheveux et sourcils châtains, tirant sur le roux, des yeux noisette. Il possède un bon niveau d’instruction primaire et mesure 1 mètre soixante. Classé bon pour le service armé par le Conseil de révision du canton de Saint-Chamond, i1 est affecté au 87ème régiment d’infanterie, le 24 août 1905. Arrivé au corps le 27 août 1905, i1 est incorporé en qualité de soldat de 2e classe, et promu à la 1ère classe le 16 jui1let 1907. Son temps de service accompli, il est envoyé dans la disponibilité active le 27 septembre 1907, certificat de bonne conduite accordé,

Rappelé à 1’activité par suite du décret présidentiel de mobilisation générale du 1er août 1914, i1 arrive à la 7e section d’infirmiers de 1’Oise le 7 août 1914. Il passe ensuite au 172ème régiment d’infanterie le 1er novembre 1916, puis au 62ème régiment d’infanterie le 6 avril 1918. Il est tué à l’ennemi le 28 septembre 1918.

 

Journal de marche et des opérations du 62ème RI

27 septembre : Le Commandant du bataillon se rend compte dans la soirée qu’un fort groupe allemand appuyé par de nombreuses mitrailleuses qui tient le passage en dessous de la voie ferrée, le gênera très sérieusement le lendemain dans sa marche en avant. Il forme alors le projet de l’enlever, avant la pointe du jour pour ouvrir la porte au-delà de la voie ferrée.

28 septembre : Vers 5 h 30, après une vive lutte, les éléments allemands sont enlevés comme il était prévu. Deux officiers, 30 hommes et 8 mitrailleuses sont pris. Les allemands capturés sont tous ahuris de la rapidité de l’attaque et l’un des officiers pris déclare immédiatement que l’infanterie française s’est portée à l’assaut avec beaucoup d’habi1eté et de précision.

Devant ce succès, le commandant du Bataillon, croyant pouvoir avancer avant 1’heure prévue pour 1’attaque (7 h 30) demande à progresser par 1’envoi de plusieurs fusées, satisfaction lui est accordée. Le bataillon, sans l’appui de l’artillerie, traverse les marécages de la Py et franchit, après les avoir cisaillées, les défenses accessoires qui bordent cette rivière. Il enlève la tranchée de Mecklembourg et la tranchée des Prussiens, fortement occupées, s’emparant d’une batterie de 77, du commandant de cette batterie, de l0 servants et d’une quarantaine d’autres prisonniers ainsi que d’une vingtaine de mitrailleuses.

Pendant que le bataillon Rouis progresse au nord de la voie ferrée, Somme Py-Challerange, les bataillons de la 2ème ligne avancent sous un tir d’artillerie extrêmement violent, réglé par avions, sous ce feu intense d’artillerie lourde qui dure plus d’une heure, les pertes subies par ces bataillons dans le boyau du Château et aux alentours du Château sont très sévères. Dans ce moment, le PC du colonel commandant le 62ème RI est installé au passage en-dessous de la voie ferrée, mais les éléments de tète du 409ème RI atteignent seulement cette voie ferrée et ceux du 19ème  RI les lisières N de la Somme-Py. Malgré cette position très en flèche les fractions du 1er  bataillon entrainées par leur ardeur, poussent jusqu’au Kaiser-Treu où elles prennent une batterie de 105, qu’elles ne peuvent conserver.

Vers 9 h 30, une autre contre-attaque ennemie ramène au Kaiser-Treu les reconnaissances du bataillon, sur la tranchée d’Essen et réussit même à pénétrer en certains points dans cette tranchée, refoulant le bataillon sur la tranchée des Prussiens, en même temps que l’ennemi, qui tenait la tranchée des Prussiens dans le secteur du 409ème RI et du 19ème  RI repoussait les flancs du bataillon sur l’objectif éventuel.  Une contre-attaque immédiate exécutée par la Compagnie de première ligne rend au bataillon la tranchée des Prussiens intégralement dans le secteur du 62ème. À I4 heures, 1’ennemi exécute une 2ème  contre-attaque, qui lui permet de prendre pied dans la tranchée des Prussiens. Les troupes du 62ème  contre-attaquent aussitôt et rejettent les Allemands au nord de cette tranchée. L’ennemi laisse sur le terrain : un officier, un sous-officier et une vingtaine d’hommes.

Enfin, à 19 heures, l’ennemi déclenche une 3ème contre-attaque qui est repoussée par les feux du régiment.

Jean, Marie REYNIER est mort pour la France à Somme-Py, le 28 septembre 1918

 



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