QUÉNIN Alphonse, Eugène

QUÉNIN Alphonse, Eugène, mort pour la France le 14 décembre 1914

 

Fils d’Alfonse, Isidore Quénin et de Mélanie  Hertog ; Alphonse, Eugène Quénin est né le 10 juillet 1893 à Tremblay-lès-Gonesse. Lorsqu’il est recensé par l’autorité militaire, il réside 127, rue de Flandre, au Bourget, canton de Noisy-le-Sec, Seine. Il exerce la profession  de cycliste.

 

Inscrit sous le n° 359 de la liste du canton de Noisy-le-Sec, il est classé dans la 1ère partie de la liste en 1913 par le conseil de révision. Cheveux châtains, yeux bleus, visage ovale, nez droit, il mesure un mètre quatre-vingts, une taille très élevée pour l’époque. Il sait lire et écrire (classé niveau 2).

 

Incorporé au 147e régiment d’infanterie, à compter du 27 novembre 1913, il arrive au corps le jour-même. Il passe ensuite au 8ème bataillon de Chasseurs à pied, avec lequel il monte au front. Le 14 décembre 1914, il est porté disparu à Ypres, Belgique. Son décès sera ensuite fixé au 14 décembre 1914, par jugement déclaratif du tribunal de la Seine, en date du 22 juillet 1921.

Historique du 8ème Bataillon de Chasseurs à Pied 

(Imprimerie Berger-Levrault. Nancy-Paris-Strasbourg.)

Fanion du 8e BCP

 

L’historique du 8ème Bataillon de Chasseurs à Pied pendant la Guerre 1914-1918* relate la campagne à laquelle a participé Alphonse Quénin, en Belgique. En octobre 14, les troupes françaises viennent prêter main-forte aux soldats belges. Après quarante-huit heures de chemin de fer, le 8ème bataillon de chasseurs  franchit la frontière française, le 22 octobre, à  8 h 30. Sous les ordres du capitaine Segonne, il est d'abord engagé à Nieuport. Il quitte cette ville le 24, pour être mis en ligne du côté de Pervyse, où les Allemands ont réussi à traverser l'Yser sur trois points. L'attaque de la fameuse boucle de l'Yser a lieu aussitôt. Malgré des difficultés atmosphériques qui semblent insurmontables, malgré les mitrailleuses ennemies qui ne cessent de cracher, les chasseurs du 8ème progressent et, le 25 au soir, ils arrivent devant Kloosterhock en feu. Durant cinq heures, sous un terrible feu d'infanterie, le 8ème attaque le village et finalement, l'enlève dans une charge à la baïonnette. Jusqu'à la fin de décembre, le bataillon, sous les ordres du capitaine Tremblay, prend encore part à des attaques dans les secteurs de Zillebecke et d'Ypres, où se sont battus les Anglais quelques jours avant :

« La lutte est serrée, opiniâtre ; des deux côtés on se dispute quelques mètres de terrain. Le combat est dur sur ce sol mouvant, ou dans ces bois enchevêtrés où le bataillon est obligé d'attaquer malgré des réseaux de fil de fer ennemis.»

 

Les ruines de la ville d’Ypres attestent la violence des combats dans lesquels Alfonse, Eugène Quénin a été tué, le 14 décembre 1914.

 

 

 



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