PORTEJOIE Victor

 

PORTEJOIE Victor, mort à Tremblay-lès-Gonesse, le 12 avril 1920

Fils de François Portejoie et de Lucie, Louise, Maria Louyot, Victor Portejoie  est né le 14 août 1897 à Mitry-Mory. Cheveux châtains, yeux noisette, il mesure un mètre soixante huit. Il possède un solide niveau d’instruction primaire, constaté par l’autorité militaire qui le classe dans le degré d’instruction n° 3.  Ses parents sont installés à Tremblay-lès-Gonesse depuis 1901, lui exerce la profession de tourneur et réside au Petit-Quevilly, 198 route de Caen, canton de Grand Couronne, département de Seine-Inférieure lorsqu’il est mobilisé.

 

De santé fragile, il est classé par le Conseil de révision du canton de Gonesse dans la 5e catégorie de la liste, pour cause de faiblesse. Les besoins des armées le feront classer bon pour le service armé. L’année suivante il est intégré dans la 1ère catégorie de la liste. Recruté avec la classe 1917 par le bureau de il est incorporé le 11 août 1916 au 3e Régiment du Génie.

 

Inscrit sous le n° 147 de la liste du canton de Gonesse. De santé fragile, il est classé par le Conseil de révision du canton de Gonesse dans la 5e  catégorie de la liste, pour cause de faiblesse. Les besoins des armées le feront classer bon pour le service armé et l’année suivante. Il est alors inscrit dans la 1ère catégorie de la liste. Recruté avec la classe 1917 par le bureau de Versailles, il est incorporé le 11 août 1916 au 3e Régiment du Génie.

 

Lorsqu’il arrive aux armées, le Génie joue un rôle considérable dans la guerre de positions qui oppose les belligérants. Il procède à de nombreux travaux de terrassement : aménagement des tranchées, construction des abris, creusement des sapes, soit un ensemble de missions qui engendrent une fatigue physique intense, exposent aux intempéries et  à la poussière.

HISTORIQUE  DU 3e RÉGIMENT DU GÉNIE

Après le secteur de Craonne en avril  1917, le régiment embarque le 29 juin 1917 pour la Belgique où il participe à l’offensive des Flandres. Son action dans ce secteur lui vaudra une citation « Les compagnies du 3e régiment du génie (…) ont fait preuve d’une ardeur d’une endurance et d’un courage remarquable en aménageant , de nuit dans un temps très court, un secteur sous des bombardements violents et en créant, apprès l’attaque, des pistes d’artillerie et d’infanterie malgré les pires difficultés ; en construisant, sous le feu de l’ennemi, 26 passerelles sur un canal réputé infranchissable, elles ont directement contribué au débouché ordonné de l’infanterie et au succès de l’opération. »

 

Sapeur mineur le 22 février 1917, Victor Portejoie est  nommé caporal fourrier par décision du chef de bataillon le 1er septembre 1917, puis sergent fourrier, le 30 janvier 1918,  par ordre  n°70 du colonel comandant le Génie du 38e corps d’armée, avec prise rang au 1er février. Il remplit donc ses missions à la satisfaction de ses chefs, comme en témoigne son rapide avancement, mais de santé fragile, il paie ses efforts en contractant une insuffisance respiratoire qui le fera réformer.

 

Réformé numéro 1 en février 1919, proposé pour une pension définitive de 60 % par la commission de réforme de  la Seine, Victor Portejoie est rendu à la vie civile en 1919, en raison de la gravité de ses problèmes  pulmonaires.

 

Revenu chez ses parents à Tremblay, il vit les dernières heures de sa vie au village. Il y meurt le 12 avril 1920, est enterré dans la tombe familiale, au cimetière du village, concession n° 174 D7. Son  nom sera inscrit sur la stèle du monument aux morts, dont le projet est en cours, au moment de son décès.

 

Victor PORTEJOIE, mort des suites de trouvbles pulmonaires contactés en service

                                                 Cliché, archives de la famille.

 

 

 

 

 



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