MATHIAS Achille, Henri

MATHIAS Achille, Henri , mort pour la France le 16 avril 1917

 

Fils de feu Jean-Philippe Mathias et de Caroline Faure ; Henri, Achille Mathias est né à Tremblay-lès-Gonesse, au domicile de ses parents, le 14 décembre 1879. Cheveux et sourcils blonds, yeux bleus, menton rond, visage ovale, il mesure un mètre soixante-sept. Classé niveau d’instruction 2, il sait lire et écrire, habite le Thillay, canton de Gonesse lorsqu’il est recensé par l’autorité militaire et exerce la profession de menuisier.

Le Conseil révision le juge propre au service armé et le classe dans la 1ère partie de la liste. Incorporé à compter du 16 novembre 1900, il se présente au corps le jour-même. Il est promu sapeur de 1ère classe le 11 avril 1902, puis caporal sapeur le 6 juillet 1903. Son temps accompli, il est envoyé dans la disponibilité le 23 septembre 1903, certificat de bonne conduite accordé.

Rappelé à l’activité par l’ordre présidentiel de mobilisation générale du 1er août 1914, arrive au corps le 3. Il part pour le front le 7 décembre 1914 avec le  267e RI. Cassé de son grade, remis soldat de 2e classe le 20 juillet 1916, il est à nouveau nommé soldat de 1ère classe, le 24 décembre 1916. Il est tué à l’ennemi, le 16 avril 1917. Avis officiel de décès EPbis 2263 du 4 juin 1917, « MPF » (mention mort pour la France).

 

Journal de marche et des opérations du 187ème régiment d'infanterie 

 

Le 16 avril 1917, avec le 187ème RI, Achille Mathias participe à la désastreuse offensive du général Nivelle au Chemin des Dames, tentative de rupture du front allemand entre Soissons et Reims. 

Le journal de marche et des opérations du 187ème RI précise que l’attaque débute à 6 heures du matin, alors que depuis 5 h 30 l’ennemi a déclenché un violent tir de barrage.  Les pertes de l’unité seront effrayantes : 5 tués, 20 blessés parmi les officiers, 488 blessés 91 disparus chez les hommes de troupe (Cf. Ci-contre la fin de la page du 16 avril du JMO).

 

 

L’acte de décès d’Achille, Henri Mathias précise que celui-ci a disparu  à Berry-au-Bac, le 16 avril 1917

Les ruines de la localité attestent la violence des bombardements subis par son unité, le 187ème RI.

 



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