LOUYOT Alfred, Victor

LOUYOT Alfred, Victor, mort pour la France le 23 avril 1917

 

 

Fils d’Alfred, Victor LOUYOT et de Rose, Léontine DUTROU, domiciliés à Tremblay-Lès-Gonesse, Léon, Victor LOUYOT est né, le 7 mars 1896, au domicile de ses parents.

 

Lors de son incorporation, c’est un jeune homme de petite taille. Il mesure un mètre cinquante-sept, a des yeux marron clair une petite bouche, un visage plein dans lequel se remarque un nez de forte taille. I1 possède une solide instruction primaire (niveau 3), exerce la profession de tourneur. Classé dans la première partie de la liste par le Conseil de révision en 1915, il est incorporé le 12 avril de la même année au 25ème bataillon de chasseurs à pied.

 

Il est mortellement blessé en avril 1917, lors de 1’attaque de Soupir. Il décède à l’ambulance 1916 de Vauxtin, le 23 avril 1917. L’Historique du 25° BCP détaille cette attaque.

 

 

 

HISTORIQUE DU 25e BATAILLON DE CHASSEURS À PIED

SOUPIR : avril 1917

En avril 1917 l’armée française engage l’un des plus furieux assauts de la bataille de l’Aisne. Le 16 avril, à l’heure H, derrière le tir de barrage, les vagues des 56ème et 127ème divisions s’élancent à l’assaut, dans le secteur de Soupir, pour conquérir les hauteurs qui dominaient les ruines du village. Le 25ème BCP participe à cette offensive, qui sera fatale à Alfred, Victor LOUYOT. Au cours de ces journées, les pertes du 25° BCP, d’après l’historique du bataillon, sont les suivantes:

Le 15 avril : Le sous-lieutenant Hainzelain, blessé, 1 chasseur tué, 4 blesses, 7 disparus.

Le 16 avril : Tués : Le sous-lieutenant Scoliège et 26 caporaux et chasseurs ; blessés : le capitaine Bonnier, sous-lieutenant Lhuillier, sous-lieutenant Delcourt et 130 caporaux et chasseurs blessés.

Le 17 avril : Tués : Le lieutenant Charles et 12 caporaux et chasseurs ; blessés : 56 caporaux et chasseurs.

Le 18 avril : 8 blesses ; 4 tués.

Le 19 avril : l blessé.

Le 20 avril : l blessé.

Si l’on totalise les pertes de ce farouche combat on arrive au chiffre terrifiant de 204 blessés, 45 blessés, 7 disparus !

 

Le 23 avril, le général De Mitry, commandant le 6° corps d’Armée réunit les officiers à la division et félicite le Bataillon pour sa belle attitude.

 

Les ruines de Soupir attestent l'intensité des combats livrés en 1917 autour d ela localité



Réagir


CAPTCHA