JEAULT Philibert

JEAULT Philibert , mort pour la France le 27 juin 1915

 

Philibert Jeault est né le 25/11/1874 à St Hilaire-la-Fontaine Nièvre. Il est recensé par l’autorité militaire à Chartrettes, canton de Châtelet, dans le département de Seine-et-Marne où réside sa mère, Madame Maurilla, remariée après le décès de son premier mari, Claude Jeault, père de Philibert. Celui-ci est classé propre au service armé par le conseil de révision du canton. Il est classé dans la 12e partie de la liste de la classe 1894. Yeux bleus, cheveux châtains, il mesure 1,65 m, sait lire, écrire et compter, exerce la profession de chauffeur mécanicien.

Il effectue son service militaire au 31ème régiment d’infanterie, à compter du 12 novembre 1895, date de son arrivée au corps. Il est libéré le 22 septembre 1896, muni d’un certificat de bonne conduite. Il a ensuite successivement accompli une période d’exercice au 31ème régiment d’infanterie, du 26 août au 22 septembre 1901 ; une deuxième période d’exercice au 8ème régiment d’infanterie, du 26 août au 22 septembre 1904. Il est ensuite passé dans l’armée territoriale, le 1er octobre 1908. Rappelé à l’activité en vertu du décret présidentiel de mobilisation générale du 1er août 1914, il rejoint le 231ème régiment d’infanterie territoriale. Il arrive au corps le 22 novembre 1914. Il est alors âgé de 40 ans.

Sa fiche matricule recense ses nombreux changements de domicile, liés à sa vie professionnelle de chauffeur mécanicien. En 1914 il est domicilié à Tremblay-lès-Gonesse, place du Petit-Tremblay. Sans doute travaille-t-il alors sur le chantier de construction de la future ligne de chemin de fer Aulnay-sous-Bois Rivecourt, abandonné lors de la déclaration de la guerre.

Ancien carré militaire du cimetière de Tremblay-en-France, tombe de Philibert Jeault.

Sa dépouille a été transférée en 2014 dans l'ossuaire du nouveau carré militaire.

Journal de Marche et des Opérations du 31ème RI

23- 24 – 25 (juin 1915)

Le régiment reçoit l’ordre d’aller relever le 1er étranger dans les tranchées de la route de Béthune. Le colonel et les 2 chefs de bataillon partent à 2 h pour reconnaître les emplacements et prendre les consignes. Le régiment se met en route vers 16 h (le 6e bataillon) prend place en 1ère ligne à l’Est de la route de Béthune, le 5e bataillon est à l’Ouest en deuxième ligne,

Le PC du colonel est à la route de Béthune

Le Drapeau et les sapeurs à la villa des Muguets.

Le TC (train de combat - état-major) et les cuisiniers des compagnies, la CHR (compagnie hors rang) au bois des Alleux. Par suite du mauvais temps qui rend les boyaux impraticables la relève se fait très péniblement.

 

26 Mêmes emplacements. Bombardement très violent

27 et 28 Mêmes emplacements.

Dans la nuit du 28 au 29 le régiment est relevé par le 204e et se rend à Camblain l’Abbé. Le 5e bataillon est cantonné, le 6e bivouaque.

Les pertes du 26,27 et 28 sont :

16 tués - 37 blessés et 24 blessés légèrement.

La route de Béthune où Philibert Jeault a été tué, le 27 juin 1915.

Les ruines qui parsèment cette voie témoignent de la violence des bombardements dans lesquel 

Philibert JEAULT a été tué.



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