Hurier Jules

 

Hurier Jules , mort à Béni Mellal, Maroc, le 24 février 1918

 

HURIER Jules, Eugène, Camille, est né à Villers-Faucon Somme, le 9 novembre 1898.  Sa fiche matricule de recrutement militaire n’ayant pas été retrouvée, nous possédons très peu de renseignements sur lui, pas même le métier qu’il exerçait avant de servir comme soldat de 2e clase au 2ème BILA, (2ème  Bataillon d’Infanterie Légère d’Afrique) matricule au corps n° 5768. Tout ce que nous savons, c’est qu’il résidait à Tremblay-Lès-Gonesse, lorsqu’il a été appelé sous les drapeaux, puisque c’est dans cette commune que son acte de décès a été transcrit.

 

En janvier 1918, le 1er bataillon d’Afrique entre dans la composition du groupe mobile de Tadla sous les ordres du commandant Kurtz et protège le convoi de ravitaillement sur Khenifra (combat de Foum-Aguenour, le 28 janvier 1918).

 

L’histoire de ce jeune soldat finira tragiquement, le 24 janvier 1918, jour où il est abattu par une sentinelle, au cours d’une prétendue tentative d’évasion, assez peu vraisemblable, au cœur du rif, à cette époque. Selon le dossier, il aurait été abattu après trois sommations auxquelles il n’aurait pas obéi. Il est mort quelques instants plus tard, dans l’ambulance de Béni-Mellal. Il n’avait que 19 ans.

 

L’acte de décès de Jules HURIER a été transcrit à la mairie de Tremblay-lès-Gonesse, le 11 juin 1918. Bien que non reconnu comme « Mort pour la France » son nom figure sur le monument aux morts de Villers-Faucon (Somme) et de Tremblay-en-France. Jules Hurier repose aujourd’hui au columbarium « Ben M’Sick » de Casablanca, Maroc, tombe n° 4057.

 

 

Remarquons avec Frédéric Mathieu* que la France est le pays qui, avec 668 fusillés, compte le plus de suppliciés au cours de Première guerre mondiale, après l’Italie qui recense 750. La Grande-Bretagne suit avec 306, l’Allemagne avec 48, le Canada 25, les Etats-Unis 11, l’Australie aucun.  Ajoutons que 30 % des procès verbaux des Conseils de guerre de l’armée française ont disparu, ce qui laisse penser que le nombre réel des fusillés pour la France est en réalité plus élevé, peut-être de 200, environ.

Frédéric Mathieu, 14-18 les fusillés, éditions Sébirot, 2013.

Sources : Archives  communales de  Villers-Faucon, de Tremblay-en-France, Archives nationales 324M110, fiches des NMPF (Non morts pour la France).

 

 Cimetière militaire Ben M’Sick  à Casablanca

 

 

Le Columbarium du cimetière militaire Ben M’Sick  à Casablanca, où repose Jules HURIER.

 

 



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