HERNU Emile, Hippolyte

HERNU Emile, Hippolyte, mort pour la France, le 30 septembre 1915

 

Émile, Hippolyte Hernu est né au Thillay, le 29 septembre 1895. Il est connu sous son prénom d’usage : Hippolyte. Son frère cadet, qui lui ressemble étrangement, est né deux ans plus tard à Tremblay-lès-Gonesse. Tous deux ont des yeux bleus, un nez busqué, un menton à fossette. Tous deux exercent le métier de charretier agricole. L’aîné qui mesure 1,68 est plus grand que son cadet, une cicatrice lui barre le nez.

Inscrit sous le n° 85 de la liste du canton de Gonesse, il est classé par le Conseil de révision dans la 1ère partie de la liste en 1914. Incorporé au 18e bataillon de chasseurs à pied à compter du 19 décembre1914, de la même année, il arrive au corps le lendemain. Chasseur de 2e classe, il est muté au 102e bataillon de chasseurs. le 12 mai 1915

 

Créé par décision ministérielle du 21 avril 1915, le 102e bataillon de chasseurs à pied est constitué en mai 1915 avec des éléments provenant, en principe, des chasseurs à pied du 2e corps d'armée. Un séjour de quatre mois à Montluel (Ain), sous les ordres du chef de bataillon Moreau, permet au 102e de parfaire son instruction en vue de participer à des opérations actives. Il est ensuite engagé en Champagne, où se déroule une grande offensive, dans laquelle le bataillon va recevoir le baptême du feu.

Il est transporté, le 3 septembre 1915, aux environs de Creil, reste dans cette région jusqu'au 25, cantonne le 26 au camp de Châlons d'où il est dirigé, le 27, vers la ligne de feu, à travers les paysages désolés de la Champagne Pouilleuse. Cette première action va se dérouler dans des conditions particulièrement meurtrières. Le 28 septembre, à 5 h.30, les 2e et 4e compagnies, partant du bois Raquette, attaquent à la baïonnette les bois numéros 2 et 5, suivies bientôt par le reste du bataillon. Mais l'ennemi n'a pas été suffisamment neutralisé, ses organisations n'ont pas été détruites et un violent barrage d'artillerie et des tirs meurtriers de mitrailleuses dissocient les vagues d'assaut et, finalement, arrêtent l’attaque du bataillon. Une nouvelle tentative, le 29, échoue dans les mêmes conditions.

Émile, Hippolyte Hernu  est porté disparu le 30 septembre 1915 à la ferme des Wacques, commune de Souain, Marne

Ancien carré militaire du cimetière de Tremblay, tombe d’Émile, Hippolyte Hernu.

Sa dépouille a été transférée en 2014 dans l'ossuaire du nouveau carré militaire.

 

Journal de Marche et des Opérations du 102ème  BCP

 

Journée du 30 septembre 1915

Le 30 journée assez calme. À 13 h 45 un obus de gros calibre tombe près du PC du chef de bataillon et blesse un chasseur

À 20 h 30, l’ennemi attaque à la grenade sur tout le front du bataillon, principalement sur la 3e compagnie.

L’artillerie française déclanche immédiate-ment un tir très précis sur les tranchées ennemies. Le combat à la grenade continue avec violence pendant ¾ d’heures environ.

L’attaque est entièrement repoussée grâce à notre riposte énergique à l’aide de grenades et d’obus VB* et des fusils mitrailleurs. À 23 heures un petit poste d’écoute de la 3e compagnie est attaqué à la grenade. Les deux guetteurs quoique blessés, repoussent l’attaque à coup de grenades. Jusqu’au jour on aperçoit dans l’obscurité des boches venant relever leurs morts et leurs blessés. Pertes : 1 tué, 14 blessés.

Obus VB  Grenades à fusil V.B. (Vivien-Bessière) connues  aussi sous la dénomination d'obus à fusil.

Émile, Hippolyte Hernu a été tué le 30 septembre 1915 à la ferme des Waques, commune de Souain



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