CROW Paul, André

CROW Paul, André, mort pour la France, le 29 mai 1916

Paul, André Crow est né le 30 septembre 1880 à Attainvile dans le canton d’Ecouen. Fils d’Armand, François Crow et de feue Céline, Marie Fréville, il réside à Vémars dans le canton de Luzarche, lorsqu’il est recensé par l’autorité militaire. Le conseil de révision le déclare bon pour le service armé et le classe dans la première partie de la liste.

Il a des cheveux châtains, des yeux marron. Visage ovale, menton rond,  on remarque surtout son nez fort. Il mesure 1 mètre 68 et possède une culture primaire assez moyenne sui lui confère le degré d’instruction 2 . Il exerce la profession de berger.

 

Incorporé au 91e RI le 16/11/1902 il rejoint son unité sous le n° 6272. AU terme de son service, il est envoyé dans la disponibilité le 23 septembre 1905, avec en poche son certificat de bonne conduite.

Libéré de ses obligations militaires, il réside à OPrécy-sur-Oise, puis à Tremblay-lès-Gonesse, à partir du 20 mars 1911.

Il est rappelé à l’activité par suite du décret présidentiel de mobilisation générale du 1e août 1914.

Arrivé le 2 août 1914 au 150e régiment d’infanterie, il est muté au 155e RI le 13 février 1915. Il est porté disparu le 29 mai 1916 à Cumières (Avis officiel  du 20 décembre 1916 n° 1260.) Il sera ensuite déclaré décédé aux dates et lieu de la disparition par jugement déclaratif rendu le 13 octobre 1919, par le tribunal de Pontoise.

Un secours de 150 est payé le 20 août 1917 à sa veuve.

Journal de Marche et des opérations du 155e régiment d’infanterie 

Le Journal de Marche et des opérations du 155e régiment d’infanterie relate, à la date du 29 mai 1916, les engagements dans lesquelles intervient le décès de Paul Crow.

À 3 heures, nouvelle tentative des Allemands contre la ferme, sans succès.

À 6 heures commence un bombardement systématique de tout le secteur, l’étendant à celui du 154e RI à gauche (obus de gros calibre 150 et 210) minen et obus fusant de 105 et 77, l’artillerie allemande prend à partie toutes les tranchées de 1ère et 2e  ligne, la 2e position, les PC. Ce bombardement ininterrompu avec des alternances d’accalmie et de violence ne prit fin qu’à 19 h 30.

À 6 heures 35 le commandant Voiturier signale qu’à sa gauche les Allemands se sont infiltrés et progressent par le boyau Gentil ; ils leur font face (à l’ouest) avec sa compagnie de réserve (3e). La 4e compagnie attaquée à la grenade et avec liquides enflammés a reflué jusqu’à l’ouvrage A3, mais là l’ennemi est contenu et même contre-attaqué immédiatement reperd une partie du terrain perdu (sic).

Pas de changement dans la situation jusqu’à 19 h 30. Les CR des Chefs de bataillon qui arrivent régulièrement au PC du colonel par coureurs (il n’y a plus de lignes téléphoniques) signalent l’extrême importance des dégâts causés par le bombardement (tranchées véritablement nivelées, abris effondrés, et pertes très sérieuses en tués et blessés.

À 19 h 30 l’attaque d’infanterie allemande se déclanche d’une part par la gauche (secteur du bois des Caurettes ; d’autre part par la route de Forges. Elle encercle complètement le bataillon Voiturier et la 11e compagnie. (…)

 

Les ruines parsemant la route reliant Cumières à Chattancourt attestent la violence des combats dans lesquels Paul CROW a été tué, le 29 mai 1916

 



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