BOULONNOIS Auguste, Etienne

 BOULONNOIS Auguste, Étienne mort pour la France le 20 juin 1915

Né le 18 janvier 1883 à Tremblay-lès-Gonesse Auguste, Étienne Boulonnois est un blond aux yeux noisette, d’assez bonne taille pour son époque, 1,72 m. Il a un visage rond, une petite bouche, des lèvres minces, un menton volontaire. Il travaille dans l’agriculture où il est recensé comme charretier.

Inscrit sous le n°19 de la liste du canton de Gonesse, classé dans la 1ère partie de la classe 1914 par le conseil de révision, il est incorporé à compter du 19 décembre 1914, arrive au 91ème régiment d’infanterie le 20.

Parti en renfort sur le front, le 17 avril 1915, il est tué à l’ennemi le 20 juin 1915 aux Islettes.

Un secours de 150 F est alloué le 15 août 1915 à M. Boulonnois Philippe, son père, demeurant à Tremblay-lès-Gonesse, Seine-et-Oise.

Sépulture d'Auguste BOULONNOIS, dans l'ancien carré militaire de Tremblay-en-France.

Sa dépouille a été transférée en 2014 dans le nouveau carré militaire.

 

Le 91e RI combat en Argonne occidentale du 15 septembre 1914 au 15 janvier 1915. Il est aux tranchées face à un ennemi qui pilonne sans arrêt ses positions. Lorsqu’il quitte le front, amoindri par les pertes subies, le moral affecté par quatre mois d’hiver, vécus dans la boue, exposé au froid, à la pluie de l’hiver, au voisinage des rats, sous le pilonnage intensif de l’artillerie et les assauts de l’infanterie ennemies, le régiment est cité à l’ordre de la division, sous la signature du général Passar, qui commande la 4e division d’infanterie, dans une prose grandiloquente qui se veut sans doute à la hauteur des souffrances endurées par les hommes « enfants des Ardennes et du Nord qui luttez depuis des mois pour libérer vos familles et votre pays natal, fils de France qui, appelés dans les rangs du régiment, combattez pour chasser du territoire l’envahisseur brutal, la 4e division est fière de vous avoir comptés dans ses rangs ! Avec des soldats tels que vous, le succès final ne peut nous échapper. »

 

Le régiment est ensuite reformé à Passavant, où il reprend l’entraînement en vue des actions offensives du printemps 1915. C’est à ce moment là qu’Auguste Boulonnois monte au front, au sein des renforts qui rejoignent le 91e RI pour compenser les pertes subies en Argonne occidentale. Après trente cinq jours de repos, le régiment rejoint les tranchées en Argonne orientale où il retrouvera les mêmes mêmes difficultés de terrain, la même agressivité des forces ennemies que celles qu’il a connues trois mois auparavant. L’armée du Kronprinz continue ses attaques incessantes avec plus ou moins de violence. Le Journal de marche et des opérations du 91e RI nous renseigne sur les positions qu’il occupe à la date du 20 juin, mais ne dit rien des circonstances du décès d’Auguste Boulonnois qui a dû succomber à un tir d’artillerie, événement tellement banal pour le régiment qu’il ne laisse aucune trace dans son journal.

 

 

                            Auguste Boulonnois a été tué à l’ennemi aux Islettes, le 20 juin 1915.

 



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