BERNARD Eloi, Constant

BERNARD Éloi, Constant , mort pour la France le 16 juillet 1917

Né le 21 février 1893 à Tremblay-Lès-Gonesse, Éloi, Constant Bernard réside à Livry-Gargan, canton du Raincy lorsqu’il est recensé par l’autorité militaire. Fils de feu Etienne, Victor  Bernard et de Claire, Constance Soissons domiciliée à Livry-Gargan, rue Saint-Claude, il exerce la profession de serrurier mécanicien

Il a des cheveux bruns, des yeux un  visage large, une grande bouche. Sa joue droite est marquée d’une cicatrice son teint est coloré. Il mesure 1 mètre 64 possède une solide instruction primaire qui le classe degré d’instruction : 3.

Inscrit sous le n° 26 de la liste du canton du Raincy, lors du conseil de révision il est déclaré bon pour le service armé, classé dans la 1ère partie de la liste en 1913, reconnu soutien de famille, le 6 novembre 1913.

Incorporé à compter du 28 novembre 1913, il se présente au corps le même jour. Parti sur le front   le 5 août 1914, il est évacué le 5 févier 1915, puis repart en renfort au 51e RI, le 30 juin 1915.

Rentré au dépôt le 3 mai 1916, il passe  au 251e RI, détachement de renfort le 22 juillet 1916. Il est porté disparu le 16 avril 1917 à Sapigneul (Marne). Avis ministériel du 14 juillet 1917. ¨Parti et rayé des contrôles le 17 avril 1917. Déclaré décédé le 16 avril 1917 par jugement du tribunal de Pontoise en date du 11 mai 1920.

Sapigneul fait partie d’une zone considérée comme essentielle dans l’offensive Nivelle du 16 avril 1917, autour de Berry-au-Bac et du contrôle des points hauts situés entre le plateau du Chemin des Dames et les Monts de Champagne (côte 108, Brimont, Mont Spin). C’est à Sapigneul que les Allemands organisent un coup de main (le 4 avril) et s’emparent de plans essentiels concernant l’attaque française.

Le journal du 151e RI décrit dans le détail les journées des 16 et 17 avril 1917. « Attaque du mont Sapigneul et de la cote 108. »  L’emplacement des troupes sur le terrain est longuement détaillé puis le document relate le début de l’attaque.

« Heure H (6 heures) Tous les bataillons se portent en avant avec le plus grand courage, entraînés par leurs officiers.

Deux choses sont à noter

1°/ Insuffisance de tir de notre artillerie.

2°/ Peu avant l’heure H, un avion ennemi survole nos lignes à faible hauteur, et voyant des troupes massées, a fait déclencher un tr de défense de son artillerie.

IVe bataillon :

La 13e compagnie sort des tranchées et subit de fortes pertes par suite du feu des mitrailleuses ennemies.

Tué : lieutenant  Bichon commandant la compagnie

Blessé : lieutenant Jacques (mort des suites de ses blessures à l’ambulance 3/54

40 hommes environ parviennent  à la tranchée de la cote 91. »

Le document donne ensuite le détail de cette journée dans laquelle Eloi Bernard est mort au champ d’honneur.

 

 

 



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