BARRUET André, Adolphe

BARRUET André, Adoplphe, mort pour la France le 26 avril 1918

 

Né de parents inconnus le 15 juin 1898 à Avrainville (Seine-et-Oise)  dans le Canton d’Arpajon André Adolphe Barruet est pupille de l’assistance publique département de Seine-et-Oise. Ouvrier agricole il réside à Tremblay-Lès-Gonesse lorsqu’il est recensé par l’autorité militaire. Inscrit sous le n° 4 de la liste du canton de Gonesse, il est classé bon pour le service armé dans la liste de 1917.

Cheveux Blonds, yeux bleus. Visage rond, lèvres minces, il mesure 1 mètre 58. Il possède une bonne instruction primaire ce qui le classe degré d’instruction niveau 3.

Incorporé, le 1er mai 1917, il arrive au corps le 2 mai 1917. Soldat de 2ème classe il part  en renfort au 9e bataillon du 91ème Régiment d’Infanterie le 11 octobre 1917.  Le 21 mars 1918, il est muté au 153ème régiment d’infanterie

Un mois plus tard, il est tué au combat.

L’historique du 153e régiment d'infanterie (imprimeries Paul KAHN, Épinal, 1920) précise ainsi  les circonstances dans lesquelles est intervenue la mort d’André Barruet. « Après quelques jours de repos dans la région de Noyers (au nord de Revigny), le régiment s'embarque le 18 avril à Givry-en-Argonne, et arrive le 20 à Hopoutre, près de Poperinghe. Pour la deuxième fois, il va arroser de son sang le secteur du Kemmel. A peine est-il arrivé que, dans la nuit du 24 au 25 avril, les Allemands reprennent leur offensive des Monts de Flandre et s'emparent du Kemmel, perçant la ligne franco-anglaise. Alerté, le 153e se porte en avant ; le 1er bataillon forme l'avant-garde de la division et reprend le contact sous un bombardement de pièces de gros calibre ; à minuit il reçoit l'ordre d'attaque. Par une pluie battante, en pleine nuit, dans un terrain inconnu, il se porte en avant. Il se heurte, à la hauteur de La Clytte, aux Allemands, qui dans l'ivresse de leur récent succès, marchent sur Poperinghe. Les éléments ennemis avancés portent des casques français. Un furieux combat s'engage dans l'obscurité, aucun des deux adversaires ne voulant céder, mais finalement les Allemands étonnés de cette résistance farouche, se laissent bousculer et se font reconduire jusqu'à la ferme du Pompier. »

 

Dans un premier temps André Baruet est porté disparu le 26 avril 1918 et présumé prisonnier (avis officiel 7785 du 16 juillet 1918).  Il sera par la suite déclaré décédé le 26 avril 1918 par jugement déclaratif du Tribunal Civil de Pontoise en date du 18 octobre 1921.

 

 

Le corps d’André Barruet n’ayant pas été identifié sur le champ de bataille, il a été porté disparu et dans un premier temps présumé prisonnier. Après l’armistice uUn jugement du tribunal de Pontoise a officialisé son décès en 1921. Son corps repose vraisemblablement dans l’ossuaire du Mont Kemmel.



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