AUBRY LUCIEN

Aubry Lucien, mort pour la France le 25 août 1914

Lucien Aubry est né le 28 janvier 1884 à Gerbéviller, Meurthe-et-Moselle. Enfant naturel, il porte le nom de sa mère, Marie Aubry. Inscrit sous le n° 8 de la liste du canton de Gerbéviller, il est classé dans la 1ère partie de la liste par le conseil de révision, en 1905. Sa fiche matricule, conservée aux archives de Meurthe-et-Moselle est très incomplète. Elle ne permet pas de suivre le détail de ses services militaires et ne mentionne guère que sa taille : un mètre soixante-sept.

Il appartient au lumpenprolétariat du monde agricole et exerce la profession de journalier. Au terme de son service militaire, ses engagements successifs le conduiront dans la plaine de France et il est domicilié à Tremblay-lès-Gonesse, pour l’autorité militaire, en 1914. Par suite du décret de mobilisation générale du 1er août 1914, il est rappelé à l’activité et affecté au 26ème régiment d’infanterie (26ème RI). La Première Guerre mondiale débute par la bataille des frontières. Les premiers combats sur le front ouest  s’engagent dès la mobilisation. Le 26ème RI combat en Lorraine.

Bataille de Morhange

Le 26e RI fait partie de la 11e division. Le 16 août celle-ci doit faire face à un assaut allemand débouchant de Morhange. Le 3e bataillon s’empare des bagages du colonel du 137e régiment allemand et capture 115 prisonniers. La 11e division doit tout de même battre en retraite.

Bataille de la trouée de Charmes

Le 22 août, la 11e division a été ramenée sur la Meurthe, entre Saint-Nicolas-de-Port et Rosières-aux-Salines, mais les Allemands contournent Nancy et entrent dans Lunéville.  Ils portent leurs efforts sur le point de jonction des 1ère et 2ème armées françaises. Le 25 août, la 11e division est lancée contre le flanc de la 6e armée allemande. Elle arrête l’offensive ennemie, combat victorieusement au  Grand-Léomont. Le 26e régiment d’infanterie prend une part très active aux opérations. Le bataillon Colin enlève successivement Anthelupt puis la ferme des Œufs-Durs. Les Allemands sont surpris de la combativité de la 11e division dont ils croyaient avoir fait chuter le moral, après la défaite de Morhange. Le lendemain à l’aube, le 1er bataillon tient fermement la crête du Grand-Léomont, alors que le bataillon Savary occupe le village de Vitrimont. Les positions du 26e régiment d’infanterie et du reste de la 11e division menaçant fortement la ligne de communication allemande (Arracourt-Lunéville), l’ennemi préfère se replier. C’est la  première victoire française, elle est depuis commémorée par un monument à la gloire de la 11e division, sur la colline du Grand-Léomont. Ce succès coûte cher au régiment et à la division qui subissent de lourdes pertes.

 

 

 

Les ruines de Courbesseaux attestent la violence des combats dans lesquels Lucien Aubry a été tué, le 25 août 1914

 



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