Groupe de travail du centenaire

Biographies des soldats Morts pour la France répertoriés

au Carré militaire de Tremblay-en-France

élaborées par le groupe de travail de la SEHT

 

Source : Album du centenaire, revue n° 41 de la SEHT, année 2017

Composition du groupe de travail

Louisette Botton
Maurice Bruni
Maurice Cuvelette
Maurice  Degrandi
Thierry Godin et son fils Thomas 
Jean-Luc Grardel
Jean-Pierre Malagane
Claude Minart
France Revel
Pascal Sarah
Louis Tritz

Rédaction et mise en page 
Hervé Revel

Comité de lecture
Jean-Pierre Mala
gane, assisté de Maurice Degrandi, 
France et Hervé Revel, Louis et Marie-Jeanne Tritz

Carré militaire de TREMBLAY-EN-FRANCE

Morts pour la France de la Première Guerre mondiale

 

LES FICHES BIOGRAPHIQUES DES 61 SOLDATS DU CARRÉ MILITAIRE DE TREMBLAY-EN-FRANCE SONT PUBLIÉES DANS L’ALBUM DU CENTENAIRE DE LA PREMIÈRE  GUERRE MONDIALE QUI SERA PRÉSENTÉ LE 17 MARS 2018, DANS LE CADRE DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE LA SEHT, À L’ODÉON, PLACE DU BICENTENAIRE DE LA RÉVOLUTION, À TREMBLAY-EN- FGRANCE .

ACCÈS LIGNE B DU RER, STATION VERT-GALANT (à 300 mètres de l’Odéon)

 

Nous avons rédigé une fiche biographique pour chacun des soldats du nouveau carré militaire du cimetière de Tremblay-en-France. Elles ont été rédigées par le groupe de travail de la SEHT composé de Louisette Botton, Maurice Bruni, Maurice Cuvelette, Maurice Degrandi, Thierry et Thomas Godin, Jean-Luc Grardel, Jean-Pierre Malagane, Claude Minart, France et Hervé Revel, Pascal Sarah, Louis Tritz. Elles ont été conçues à partir des fiches matricules de recrutement militaire, des Journaux de Marche et des Opérations des régiments, éventuellement  complétés des historiques de leurs unités.

 

Les registres de recrutement recensent, chaque année, tous les jeunes gens âgés de 20 ans, nés dans le ressort du bureau de recrutement. Ils fournissent l’état-civil complet, les       caractéristiques physiques, le degré d’instruction, les états de service, etc.  En plus de l’état-civil du soldat, figure donc sa description physique avec toutes les particularités : taille, couleur des yeux et des cheveux, forme du visage, degré d’instruction. Celui-ci est strictement codifié

0. pour le jeune homme qui ne sait ni lire ni écrire ;

1. pour le jeune homme qui sait lire ;

2. pour le jeune homme qui sait lire et écrire ;

3. pour le jeune homme qui sait lire, écrire et compter ;

4. pour celui qui a obtenu le brevet de l’enseignement primaire ;

5. pour les bacheliers, licenciés, etc.

 

Enfin, si les titulaires de la fiche ont eu maille à partir avec la justice, les condamnations qui leur ont été infligées  figurent sur le document. Conclusion on dispose de beaucoup d’éléments pour tracer le portrait de chacun de ces soldats.

 

Selon les époques, le service militaire et le mode de recrutement ont varié (ex. tirage au sort jusqu’en 1905). Le registre-matricule des états de services est tenu par canton ou par arrondissement et par classe de recrutement. Sur ce registre figurent les états de services des conscrits. Ce registre-matricule du canton, est depuis conservé aux archives départementales.

 

Si les fiches matricules précisent les données personnelles, les Journaux de Marche et des Opérations (JMO) des unités, dans lesquelles servent nos soldats, permettent de préciser les circonstances dans lesquelles ils ont été tués. Mais les JMO présentent quelquefois des lacunes, que nous avons comblées, en consultant les historiques des régi ments. Parfois nous avons privilégié l’historique des unités qui, replaçant les événements dans un contexte beaucoup plus large, permettaient de mieux comprendre le destin tragique de ces hommes « qui avaient été tenaillés par la fatigue, fouettés par la pluie, bouleversés par toute une nuit de tonnerre, entrevoyaient à quel point la guerre, aussi hideuse au moral qu’au physique, non seulement viole le bon sens, avilit les grandes idées, commande tous les crimes, mais ils se rappelaient combien elle avait développé en eux et autour d’eux tous les mauvais instincts sans en excepter un seul : la méchanceté jusqu’au sadisme, l’égoïsme jusqu’à la férocité, le besoin de jouir jusqu’à la folie. »

Barbusse, Le Feu.

 

Les informations récapitulées sur les fiches matricules de recrutement militaire révèlent aussi les préjugés sociaux de leur époque, notamment en matière de mœurs. Les enfants naturels sont victimes du regard culpabilisant  porté sur les mères célibataires. Le cas le plus parlant est celui d’un pupille de l’assistance publique de la ville de Paris. Sa mère biologique l’a abandonné, parce qu’elle ne voulait pas que sa famille ait connaissance de cette naissance. Il a reçu un état-civil incomplet qui le prive de patronyme. Son certificat de décès porte la mention « sans prénom, enfant de l’assistance. »

 

Au total, nous avons rédigé 61 fiches biographiques, soit :

 

  • 8 pour les soldats tués au cours de l’année 1914,
  • 20 pour ceux tombés en 1915,
  • 12 pour ceux de 1916,
  • 9 pour 1917,
  • 10 pour 1918,
  • 1 pour 1919,
  • 1 pour 1920.
  •  

    Cette liste comprend quatre fratries : les Évrard, Ducrocq, Dutaillis, Hernu.

     

    Pour mesurer l’impact de la guerre sur le village, il faut rapporter le chiffre des tués à celui de la population. En 1911, Tremblay-lès-Gonesse compte 837 habitants, c’est donc la presque totalité des familles qui a perdu l’un des siens, au cours de la guerre.

voir également le site de la ville de Tremblay en France à la rubrique

http://1418.tremblay-en-france.fr/cat/fiches-de-poilus/

 



Les réactions

Avatar olivier quignon

recherche informations complémentaires sur mon grand père jean baptiste honoré REMY qui a été chauffeur d'un taxi de la marne;
--a pris froid après plus de 50 h de conduite d'où pneumonie
__né 150571 près gérardmer,fils d'antoine et lassausse marie amélie,mort pour la france le 040718 au maroc;
__mobilisé en 1915 au 43e RI;
__aurait été chef d'atelier chez renault billancourt ou citroen
je vous remercie;

Le 08-11-2014 à 12:31:26

Avatar MILLIAT Rodolphe

Je n'arrive pas à visionner la fiche de mon aieul VILLIOT Émile Eugène mort pour la France le 15 juillet 1916. Il doit y avoir une erreur, car quand je clique sur son nom, c'est la fiche d'une autre personne qui apparait. Pour mon autre aieul VILLIOT Émile Alexandre (son cousin) tout est OK.
Merci par avance de votre réponse.

Le 31-08-2017 à 16:35:49

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